Mercredi 18 août 2010 3 18 /08 /Août /2010 08:00

 

 

conflits-copie-1.jpgLa reprise du boulot le lundi 26 juillet a été très très difficile. J'aurais voulu m'étourdir de cachetons pour amortir le traumatisme. Manque de pot, j'en avais pas et finalement c'est tant mieux !

 

Trois collègues (mes préférées) m'ont accueillie à bras ouverts, j'ai apprécié ce soutien. Ce sont elles aussi qui l'avaient prévenue, le vendredi que TOUS mes dossiers avaient été rapatriés dans nos bureaux de province. Mes étagères, mon ordinateur... vides, vides, vides.

Même si je le savais, j'ai eu la gorge serrée en voyant ça. Le Grand Méchant Boss le grand méchant boss (il ne mérite pas les majuscules) a bien réussi son coup.

 

J'ai été reçue immédiatement en entretien. Ton très cordial. Je n'ai pas pu m'empêcher de souligner le fait que me coller un avertissement alors que je suis en arrêt, c'était vraiment à chier.

 

Réponse : "Vous êtes malade ? C'est votre problème, pas le mien ! Chacun sa... enfin vous voyez !"

 

C'est cette phrase que je ne te pardonne pas, toi qui ne mérite plus que je te vouvoie. Certes, c'est mon problème et mon cancer, mais ça t'empêche d'être humain et respectueux, ordure ? Cette phrase là, je jure de te la faire avaler... et j'ai pas encore décidé par où...

 

Deux solutions qu'il m'a proposées : rupture conventionnelle de contrat (le nouveau truc qui fait que tu pars en étant d'accord et qu'en plus t'as le chômage) ou licenciement pour... insuffisance professionnelle (le truc qui est pas une faute, mais qui en a l'air). Prends-toi ça dans la gueule.

Ordre m'a été donné de me décider, je cite, sur le champ. Pas question, je l'ai gentiment envoyé se faire foutre. Mais dans ma tête, je le traitais de tous les noms, comme c'était jouissif !!!

 

Comme je n'ai rien voulu signer, il m'a convoquée à mon entretien de licenciement lundi 16 août.

 

Trois semaines ont passées à faire semblant d'être bien.

A me documenter sur la procédure de licenciement, sur les recours, sur les prud'hommes.

A ruminer. A pleurer. A essayer d'avoir une bonne image de moi.

 

Puis est venue l'heure de la confrontation (comme dans Sicrète Steury). Face à mes arguments et à ceux de mon accompagnateur, il a persisté et signé : dehors !!! J'avais pourtant un argument que je pense inattaquable. Il a persisté. C'est qu'il est têtu ce vieux chameau !

Ça a été très dur. Insidieusement, il a essayé d'intégrer dans ma tête l'image d'une Nanette pas professionnelle, dispersée, INCOMPETENTE. Le tout ponctué de gentils conseils du genre "dans une prochaine vie professionnelle, faites attention à ça hein !".

 

Dans mon malheur, Monsieur Nanou a été très présent, à l'écoute. J'ai arrêté (un peu) de penser que j'étais le boulet de la famille, toujours en galère de taf (comme disent les jeunes).

Tout n'a pas été simple, mais nous avons de nouvelles armes pour nous battre. Je ne sais pas si nous gagnerons mais je refuse de me faire virer comme une malpropre. Les lois existent et elles sont faites pour être appliquées, merde !

 

Très bientôt, coupine lectrice de France et de Navarre (c'est où ça déjà ?), je te reparlerai de mon combat et de cette nouvelle énergie qui me donne la pêche pour le mener.

 

Plus que jamais, on peut appeler cette énergie de l'amour. Du 100% Monsieur Nanou, sans additif et 100% bio.

Il est fort pour deux mon Mari... heu mon Futur Mari.

 

 

P.S : Mon Grand Haricot me donne des nouvelles fréquemment. Je lui manque, il me manque... C'est dur, c'est dur...

 

P.P.S : C'est bien aussi de pouvoir garder sa chambre propre plus de 5 jours d'affilée !

 

Par Nanette - Publié dans : Nanette au boulot
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