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Lundi 27 mai 2013 1 27 /05 /Mai /2013 11:17

Quand j'ai mis les jardinières sur le balcon, j'ai eu envie de pleurer : vent à décorner les boeufs, froid, pas une bite de soleil. Dégoutée, j'étais.

 

J'ai arrosé quand même. Tous les deux jours. J'ai touillé mon purin d'orties pestilentiel. Les plants de tomates cerises ont commencé à s'étioler. Certains ont cassé. Le basilic a fait la gueule.

Je lui ai filé un peu de mes antidépresseurs, en vain.

Aucune graine n'a germé. Tristesse, drame. La petite dernière de la maison demandait chaque matin "a-di ? a-di ?" (traduction : mais où sont mes radis ? ça pousse pas, merde alors !).

Bref, la CATA. Or, ce foutu potager m'obsède un peu, rapport au fait que j'ai besoin que quelque chose de super positif ressorte de mon travail acharné. Ca ferait du bien à mon moral (alors le soleil, fais pas ta pute, rapplique !).

 

Et puis, malgré des températures de freezer (je rappelle qu'en bonne fille du soleil, je ne me sens bien qu'au dessus de 24°C), il y a eu quelques rayons, puis de la pluie, puis quelques rayons et...

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La première fraise biscornue (et ses petites copines)

 

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Les radis ronds poussent (bien en rang s'il vous plait)

 

Le truc le plus chiant, c'est de savoir quand arroser. C'est même franchement relou. Quand il a plu, je n'arrose pas, mais certains pots ne prennent pas la pluie. Alors je fais quoi ? Ma vie est compliquée comme tu peux le voir.

On a attendu, mais le beau temps n'est jamais venu. Le mari, lui, soyons claires, il n'en a rien à foutre. Il a monté la petite table de rempotage et basta ! Mais bon, il est si mignon et bien gaulé que je ne lui en veux pas.

 

Et puis il est parti sur la route, la pleine saison a commencé (celle où vous là, oui vous, vous vous mettez à déménager), il faut que je me réhabitue. J'ai pleuré (la dépression ça te rend un peu dépendante de ton mari - n'importe quoi) et puis j'ai pris soin de mes enfants et de mon potager. Au moins, le potager la boucle en permanence, ça c'est pas mal.

Et puis j'ai été récompensée, enfin. Pas comme quand la petite poupette pisse par terre pour la énième fois alors qu'elle a passé 1 heure (de son plein gré) sur le pot.

Les semis, sous mes yeux, sont devenus des plants (les semis, c'est quand tu fous des graines dans la terre, ok ?). Et les plants (tomates et fraisiers) ont donné des fleurs et des fruits. J'étais vachement émue. J'ai pris ma fille par la main et je lui ai dit, fière, heureuse ; "Regarde ma douce, tes radis donnent beaucoup de grosses feuilles, en dessous, il y aura bientôt de beaux radis...".

Elle m'a regardée, m'a souri et a répondu : "Chocolat ?". Inculte. Ingrate. Bon, allez-y, félicitez-moi :

 

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La fraise biscornue a rougi - ses copines ont grossi. C'est beau non ?

 

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Au fond, les radis ronds de la photo du haut - c'est ouf hein ?

Et au premier plan, les radis longs (comme des zizis de Hobbits, you see ?)

 

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Les sauvageons : menthe commune et cerfeuil

Ils ont étouffé le basilic violet (une tuerie culinaire - RIP)

 

Bon, je vous épargne la ciboulette qui a la bonne idée de repousser chaque année, d'avoir un goût dément dans ma petite sauce pour les pommes au four. Je vous épargne également les petits retardataires qui mettent des plombes à poussé, j'ai nommé : la coriandre, le basilic violet et les semis de fraises et tomates cerises (ceux en photo sont des plants, tu suis ?).

 

A l'heure où je termine ce billet, ce foutu soleil a pointé son nez.

Ca sent les radis-beurre, les tomates cerises... et le rosé non ?

Publié dans : Nanette bricole
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