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Jeudi 20 septembre 2012 4 20 /09 /Sep /2012 10:24

Blues-Women-blwo.jpg Je voudrais qu'il anticipe mes désirs. Je ne demande pas de bijoux (mais j'en voudrais bien quand même), je ne demande pas d'argent (mais une voiture peut-être ?).

 

Je voudrais que sa première pensée soit pour nous, le soir, quand il rentre. Lui greffer dans la tête la phrase "Vite, je file sous la douche, je dois prendre la relève avec les enfants !".

Je sais bien qu'il est fatigué, je le vois. Mais moi aussi je suis fatiguée. Je voudrais qu'il réalise à quel point c'est dur pour moi d'être... fatiguée de mes enfants.

Alors oui, je n'en ai que deux. Mais passé 18 heures, la patience me quitte. Ses cris à elle, ses râleries à lui. Les affaires, livres, cahiers oubliés dans le casier, ses garces de canines qui ne veulent pas percer sa petite gencive à elle...

 

Je voudrais ne pas être la seule à me dire "Je vais lui préparer un truc qu'il aime et il sera content". Je voudrais qu'on me fasse des surprises, qu'il rentre avec des sushis parce qu'il sait que j'adore ça.

Je voudrais qu'il organise des choses, en secret, un week-end, un resto, une sortie quelconque. Quelque chose qui voudrait dire "j'ai pensé à toi des jours durant, j'ai fait ça pour toi".

 

Je voudrais faire partie de sa famille (j'exagère un peu). Compter autant, compter PLUS que cette entreprise familiale qui bouffe notre vie de famille à nous.

Je voudrais qu'il tape du poing sur la table, une fois, juste une fois. Exiger une meilleure organisation, demander à rentrer plus tôt...

 

Je voudrais moins de responsabilités. Je ne veux pas organiser de vacances, je ne veux plus que ce soit toujours moi qui cherche, des heures durant, un lieu de repos pour notre famille.

Je ne veux pas tirer la sonnette d'alarme en mai : "il faudrait que tu penses à tes congés". Pourquoi ça n'est pas naturel ?

Pourquoi est-ce qu'il n'y pense pas ?

 

Je voudrais en faire moins. Sans perdre mon rôle que j'aime quand même, mais en faire moins. Je ressens parfois un vrai dégoût en préparant le repas. Le fait d'y être obligée sans doute.

Mais si je ne le fais pas, qui le fera ?

 

Je voudrais qu'il réalise que je TRAVAILLE pour de bon. Qu'en 9 mois, j'ai fait du chemin. Que ça ne paie pas encore le loyer, mais que ça le paiera un jour.

Ce travail-là, il peut me fatiguer aussi, même si je suis à la maison. Ma journée de travail dure 24 heures. Je n'ai pas de pause.

Alors oui, j'ai la chance d'être avec notre fille toute la journée, de la voir grandir et d'assister à chacun de ses progrès. Mais le soir venu, je voudrais bien quelques minutes pour moi.

 

Bref, je voudrais qu'on s'occupe de moi. Et je ne peux même pas rentrer chez ma mère. Merde alors !

 

 

P.S : Un billet parfaitement impudique, mais vous avez l'habitude ici. Et puis je suis chez moi hein. Je vous rassure, je ne suis pas maheureuse, j'ai juste passé une soirée toute pourrie. Si ça vous arrive aussi, lâchez-vous en commentaires !

 

P.S 2 : Toujours un bon d'achat de 50 euros à gagner. Le concours finit ce soir à minuit !

Publié dans : Humeurs d'amoureuse
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