Vendredi 23 mars 2012 5 23 /03 /Mars /2012 08:00

leave-me-alone.jpgTu le sais, je bosse de chez moi. J'ai un bureau mais je travaille principalement sur ma table basse, les fesses calées dans notre canapé.

Le contact avec des collègues ne manque pas. J'essaie de sortir une fois par jour avec ma fille (et mon fils quand il n'y a pas trop de devoirs).

J'apprécie vraiment d'être freelance. Je gère mon temps comme je le veux même si parfois c'est sport. Par exemple, mercredi, je n'ai pas pu être présente pour mes clients parce que j'avais rendez-vous avec un client potentiel dans Paris (croisez les doigts pour moi).

Je me suis rattrapée bien sûr et surtout, j'ai des clients avec qui j'ai de très bons rapports et un vrai échange. Des clients qui se réjouissent que je puisse en avoir un nouveau. L'impression de faire partie de plusieurs entreprises à la fois est grisante et effrayante vraiment.

 

Autour de moi, je ne parle pratiquement jamais de mon travail, comme le blog, c'est mon truc à moi. Par contre, je raconte tout à mon mari. Il écoute parfois d'une oreille, mais j'aime me confier à lui.

Dès le départ, les bases étaient posées : je bosse à la maison oui, mais je ne suis pas la bonniche. Je ne veux aucune réflexion si le ménage n'est pas fait, si un jouet traîne...

Comme je parle beaucoup avec Monsieur Nanou et que c'est un homme très professionnel, j'aurais pensé qu'il serait plus... plus fin et plus compréhensif avec moi.

 

Hier, j'ai frisé la crise d'hystérie pourtant. Pour la seconde fois de la semaine, il est rentré tôt du travail, vers 17h15. Heure à laquelle je "débrief" avec un de mes clients au téléphone ou sur Skype.

Quand le téléphone a sonné, je suis allée déposer ma fille dans son lit (elle est gardée par ma belle-mère parfois l'après-midi, mais toujours à la maison), histoire d'être au calme.

Monsieur Nanou arrive à ce moment-là, je lui fais juste un signe de la main en montrant mon ordinateur, ce qui signifie "je bosse, je te vois tout à l'heure".

 

Il faut croire que le message n'était pas assez clair. Bien que le bébé ait été calme dans son lit, il est allé la chercher pour l'embrasser et jouer un peu avec elle... puis l'a déposée dans son transat... juste devant moi. Évidemment, dès qu'elle m'a vue, elle a voulu que je la prenne et s'est mise à crier. Crier le plus fort possible semble être d'ailleurs son nouveau passe-temps.

 

Ambiance... Je me lève pour m'apercevoir que mon cher et tendre n'est pas occupé du tout. La petite s'agitait un peu trop, donc hop, on la refile à maman ! J'en avais à peine pour quelques minutes...

 

J'ai trouvé ça tellement irrespectueux, ça m'a presque coupé le souffle et distraite de ma conversation. Bien sûr, je ne cache pas à mes clients que ma fille est parfois avec moi la journée quand je travaille. Je n'ai pas de mode de garde, donc c'est ma belle-mère qui vient s'occuper d'elle l'après-midi. Je me garde toutes mes matinées avec elle, je n'oublie pas que j'ai fait ce choix aussi pour profiter au maximum de sa première année et de celle du Haricot au collège.

Je ne le cache jamais, mais j'annonce également d'emblée que bébé ou pas, je reste disponible lorsqu'un rendez-vous téléphonique ou physique est fixé. Évidemment, il arrive que je sois en train d'allaiter au téléphone, mais quand ce n'est pas le cas, je laisse ma fille jouer tranquillement dans son lit et ça se passe très bien.

 

Ça ne me mettrait pas dans tous mes états si ça n'était pas arrivé deux fois cette semaine. Force est de constater que je bosse mieux et plus, quand je suis seule avec mes enfants. Dingue non ?

Le Haricot a bien compris que quand Maman tapote frénétiquement sur son PC, il ne faut pas la déranger. Idem si elle est au téléphone. Ma fille, elle, joue parfois très calmement sur son tapis, se concentrant sur ses cubes ou sa poupée.

 

Celui qui n'a toujours pas compris, c'est le Mari. Il vient me parler pour me demander des choses alors que je suis au téléphone, ou envoie le Haricot me faire corriger ses devoirs... pour pouvoir écouter le match à la radio ou regarder Infosport tranquille.

 

Je vous rassure, un rééquilibrage est en cours, sous forme de discussion plus ou moins houleuse (l'homme n'est pas prompt à reconnaître ses torts). Et si ça ne marche pas, ce sera la grève. Grève de muffins au chocolat, grève de burgers maison et de tartiflette. Grève du SEXE.

 

Non mais c'est vrai quoi. On dirait pas comme ça mais je BOSSE (bordel !).

Publié dans : Humeurs pro
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