Quantcast
Jeudi 20 décembre 2012 4 20 /12 /Déc /2012 13:37

J'aime aller au restaurant. Comme tout le monde me direz-vous, et vous aurez raison.

 

J'aime aller au restaurant parce que c'est assez rare (mais moins que mes séances de ciné - je déteste le ciné), donc très précieux et que j'y vais toujours pour rigoler. En ce moment, même mes déjeuners de boulot sont détendus et assez drôles parfois.

Récemment d'ailleurs, j'ai déjeuner avec des partenaires de travail assez chouettes qui se reconnaîtront et nous avons échangé sur le thème indémodable des maris, ces êtres si étranges, indispensables mais tellement, tellement relous parfois.

 

Encore plus récemment, j'ai dîné avec des keupines. Comme le veut la coutume, nous avons bu des mojitos (géants) et discuté de sujets sérieux, en nous posant de vraies questions : faut-il ou non craquer pour une cocotte en fonte ? les profs et les journalistes sont-ils faits pour s'entendre ? (poke qui-je-sais qui se reconnaitront) à quel âge laisser nos ados aller à une fête de la fin du monde ?

On rigole pas mes keupines et moi. Nous sommes des femmes, des vraies.

 

Comme le veut mon rituel personnel quand je vais au resto (la plupart du temps), je me suis choisie un serveur et je l'ai copieusement dragué. Oui, oui, je suis mariée.

Dans ce resto donc, après avoir bu mon premier mojito un peu trop rapidement, j'ai dragué un serveur répondant au doux nom de Nicolas.

 

the_frog.jpg Attention ! Il ne faut pas prendre à la légère cet exercice périlleux ! Il y va de la réputation de l'établissement, parce que MES critères pour attribuer ou non une étoile à un restaurant sont 1/ la propreté de ses toilettes 2/ le sens de l'humour et le sourire des serveurs/serveuses. Parfois, dans ma grande générosité, si le second critère est de qualité (= si vraiment il a un beau cul), je laisse un généreux pourboire (= 2 euros). Je suis comme ça, je ne suis que générosité et altruisme.

 

Nicolas, donc, a remporté haut-la-main l'épreuve de la Nanette, c'est vraiment dommage que mon porte-monnaie ait été vide ce soir-là). Déjà, le mec, il passe nous voir à table et nous sort :

 

- Tout va bien MESDEMOISELLES ?

 

Il y a bien 12 mois que j'ai fait le deuil du mademoiselle. Autant te dire que Nicolas a gagné des points. En plus, il avait un beau sourire et les prémisces d'une petite calvitie (I love les chauves et les presque chauves).

J'ai donc fait la folle, ce à quoi il a répondu de manière enthousiaste, nous faisant rire à l'unisson.

Il était sacrément doué le Nicolas, presque autant que Dédé du café Montparnasse (dont je porte encore le deuil because il a quitté l'établissement) - et Dédé, c'était du très très haut niveau, genre il me faisait des blagues au sujet des danseurs sexy du Latin Corner. (la blagounette un peu sexuelle est également un critère important.)

 

Mais, vous demandez-vous, n'y a-t-il pas un danger à dragouiller comme ça quand on est une mère de famille, une épouse, une bombasse à gros seins trentenaire sérieuse ?

Et bien non, pas du tout. En 15 ans de carrière dans le resto-flirt, je n'ai jamais eu aucun ennui ni récupéré de numéro de Zérosix griffoné sur une serviette en papier (le premier qui dit que c'est parce que je suis moche, je l'empale).

Non, les serveurs, les bons serveurs ont cette capacité, cet art devrais-je dire, de savoir que la cliente minaude, rigole et fait la fofolle sans espérer un pilou-pilou dans le fri-fri dans les toilettes.

 

Dédé, Nicolas et tant d'autres font partie de ceux-là. Et je leur dédie ce billet.

 

Et aux psycho-rigides qui pourraient me lire, je dirais que ce n'est pas parce qu'on est au régime qu'il ne faut pas regarder le menu.

 

Bon appétit.

Publié dans : Humeurs de Bavarde
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés